"Le jardin": l'hommage de Daho à sa soeur Jeanne.

26 mars 2018
En février dernier, Etienne Daho est grimpé sur la scène des Victoires de la musique 2018 pour recevoir des mains de Charlotte Gainsbourg un prix d'honneur célébrant l'ensemble de sa carrière. « Etienne Daho est iconique et adoré de tous. Sa gentillesse et son élégance en font un artiste à part (...) Sans jamais infléchir sa popularité, il a toujours été soucieux de se renouveler artistiquement, faisant preuve d'une réelle modernité à chaque album et à chaque tournée. Son exigence en fait le parrain de toute une génération de jeunes artistes » a confié Natacha Krantz-Gobbi, la Présidente de la cérémonie. A cette occasion, Etienne Daho a eu le droit à un superbe medley hommage interprété par Eddy de Pretto, Juliette Armanet et les BB Brunes.
Un trophée pour le passé, un regard vers l'avenir. Au mois de novembre dernier, le chanteur de 62 ans a sorti un nouvel album très réussi intitulé "Blitz". Présenté à travers le single "Les flocons de l'été", ce projet sombre et psychédélique a séduit plus de 70.000 fidèles en l'espace de trois mois. Un score qui devrait sans doute être gonflé avec le lancement en radio d'un nouvel extrait. Derrière les guitares tempétueuses du titre "Le jardin" se cache une terrible épreuve pour l'artiste : le décès de sa petite soeur Jeanne.
Avec beaucoup de pudeur, Etienne Daho avait accepté d'évoquer cette perte dans une interview accordée au Figaro. « Il aurait fallu lui consacrer un album pour dire à quel point c'était une personne bonne. J'aime l'imaginer dans un endroit qu'elle mérite, un éden merveilleux. Elle a été très importante pour moi, elle a accompagné ces dix dernières années. Elle est partie sans prévenir, sans être malade. Je suis heureux d'avoir écrit une chanson pour elle, ça allège l'esprit. Les conversations que j'ai eues avec Jeanne m'ont fait mûrir aussi. Elle me disait : "Je ne crois pas à la mort, je suis immortelle". Je la comprends maintenant » avait-il confié, marqué au fer rouge. Une couleur omniprésente sur "Blitz" et dans le clip du "Jardin". Dans une salle inondée de lumières flirtant avec les ténèbres, Etienne Daho apparaît comme le gourou d'une troupe de danseuses en bas résille et tenues de latex. Leur chorégraphie et la photographie léchée donnent l'illusion d'une danse funeste...

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